
Pendant des années, mon chemin était celui de l’évidence, tracé par le rythme du quotidien. J’ai toujours été quelqu’un de profondément sensible,
mais cette sensibilité n’avait pas encore trouvé son langage. Puis, il y a dix ans, à l’âge de 35 ans, la vie m’a imposé un arrêt total. Ce ne fut pas un choix,
mais une nécessité de ralentir, de réfléchir et de réévaluer radicalement mon existence. Cette période charnière, bien que difficile, s’est révélée être le terreau fertile d’une renaissance inattendue. C’est dans cette quête d’un nouveau souffle et d’un besoin de canaliser mes pensées complexes que la peinture est apparue. Non pas comme un rêve d’enfant ou une ambition de jeunesse, mais comme une voie de sortie, une forme de reconstruction. Ce talent, qui sommeillait, s’est éveillé dans la solitude de l’introspection. Je suis un artiste autodidacte, né de la nécessité de s’exprimer quand les mots ne suffisaient plus.
Aujourd’hui, chaque œuvre est le témoin de cette métamorphose. Mon art est la traduction directe
de cette sensibilité intense qui m’a toujours définie.
Mes créations sont intuitives, sans les dogmes de l’académisme, car elles proviennent de l’exploration
la plus sincère : celle de mon propre chemin.
